Ocytocine, l’hormone du sexe…

« T’as pas une dose ? J’ai plus d’ocytocine depuis que ma femme m’a quitté ». L’ocytocine est un neuropeptide qui agit comme une drogue, nous allons voir les bienfaits de cette toxicomanie. En effet, il s’agit dune bonne dépendance, du moins pour un temps.

mario dela de l'ocytocine

Une sécrétion caractérisée

Tout d’abord il se sécrète au contact d’un « amour », c’est à dire avec celui qui pour vous tend vers le grand Autre. C’est celui à qui on « donne ce que l’on n’a pas » pour reprendre la formule de Lacan, c’est à dire un objet exempt de toute considération matériel mais s’inscrivant, malgré tout, dans le don.

C’est alors que l’on rencontre des situations où l’on ne pense qu’à recouvrer l’odeur de l’être aimé qui agit comme un nirvana éternel, comme un socle indispensable. Associé à la dopamine et l’endorphine qu’il concourt également à secréter, c’est le bonheur pour mille balles. L’ocytocine est habituellement libérée pendant les orgasmes, les baisers et même les contacts charnels dans leur globalité. Attendez avant de pleurer d’émotions, l’ocytocine n’est pas qu’une drogue qui se deal chez les bisounours.

Tout part de la mère

En effet, c’est aussi l’hormone de la maternité puisque ce neuropeptide provoque la contraction de l’utérus pendant l’accouchement et facilite également l’éjection du lait pendant la tété. Il provoque des émotions positives chez l’humain qui se sent d’attaque dans sa vie publique. Cependant comme toute drogue, le produit s’émousse sous l’effet de la tolérance donc profitez des overdoses. En réalité, c’est l’endorphine qui baisse s’il n’y a pas de nouveauté dans la situation, de renouvellement, d’efforts communs. Pour résumer, l’ocytocine continue à se libérer mais ne donne plus les effets escomptés, sauf si vous faites le boulot. Libre à chacun de se positionner sur ce sujet.

descente ocytocien drogue

C’est pour cela aussi qu’il est l’hormone de la parentalité vu qu’il se sécrète durant un temps équivalent à celui qui est nécessaire à l’élevage du nourrisson. C’est important de faire de l’éthologie pour comprendre des mécanismes anciens et millionnaires qui ont disparu durant quelques siècles sous le joug des religions qui ont bridées les habitudes sexuelles. Pour aujourd’hui revenir avec force dans la jungle du libéralisme qui se développe autour de la théorie de la « main invisible » d’Adam Smith. Ainsi, l’intérêt personnel  n’est plus obstacle au développement de la société mais fracture les familles, les amours, les amitiés et l’impact fragile de l’ocytocine.

Il y a donc subordination entre les liens parentaux et amoureux, d’ailleurs les zones cérébrales qui s’activent quand on montre à une femme son enfant ou son mari sont quasiment identiques. On voit donc que la frontière est poreuse entre de froids mécanismes neurobiologiques objectifs et l’ivresse d’un amour vivant subjectif. L’un est nécessaire à la survie, l’autre participe au bonheur et à la vision utopiste d’un monde que l’on câline d’un bout pour le torturer de l’autre.

Andromaque : une position sexuelle

Durant l’Antiquité, le poète Martial (oui c’est son vrai patronyme) aborde une scène d’amour dans une de ses œuvres entre Hector et son épouse, Andromaque, « celle qui combat les hommes ».

C’est de là que nous parvient le nom de cette position qui laisse le contrôle à la femme. En effet, la dame chevauche son partenaire et maîtrise le rythme et l’inclinaison de la pénétration, on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même. Ce bûcher à machistes peut devenir très excitant sachant que 53% des hommes aiment être dominés par leur conjointe au lit, contre plus de 60% des femmes. On a beau dire mais c’est quand même différent d’avoir un pénétrant en guise d’organe génital qu’un réceptacle.

La position d’Andromaque permet la pénétration anale et vaginale ce qui n’est pas rien. Elle offre aussi des perspectives à une pénétration multiple si un ancien collègue de travail veut bien se prêter au jeu. En effet, sachant que monsieur a les mains libres, il peut se servir de ses doigts, de ses avant-bras et d’une foule d’accessoires piquants pour compléter la préhension. Certains, plus téméraires, acceptent de se laisser enfiler les menottes et le bandeau pour exacerber leurs sens.

Autres variantes, la femme peut se retourner pour faire la balançoire, que l’on nomme également la « position de l’Arétin » ou du « banquier italien ». Tous ces noms désignent cette même positon de chevauchement que les anglo-saxons aiment prêter à une « cowgirl ». Alors Nikita ? Il est où ton flingue ?

La position d’Andromaque est conseillée pour les jeunes couples du fait de sa simplicité d’exécution. C’est une bonne introduction à la découverte de l’autre. C’est évident que l’on est encore loin des gorges profondes retournées que l’on va expérimenter après cinq ans de vie commune. Le secret, c’est de venir boucher le nez de votre partenaire pendant qu’elle vous suce. Si elle ne bronche pas, faites lui un enfant.

Plus tard, vous pouvez passer à l’irrumation, cette pratique de gorges profondes qui autorise à provoquer un vomissement et une asphyxie chez votre partenaire, positionnée de telle sorte que sa bouche s’offre tel un sexe.  Enfin, pour le décor, incitez là à se badigeonner de fond de teint et de mascara pour que tout ce beau petit monde coule sur son front de déesse amazone pendant l’irrumation. On est bien là non ?

Bref, la position d’Andromaque reste avant tout une position de partage où la femme peut prendre son pied sans être dépendant des désirs de l’homme qui détermine habituellement la nature de l’acte sexuel. Le problème, c’est que parfois les femmes préfèrent être commandées et vont ainsi mimer un plaisir pour ne pas freiner vos ardeurs. N’hésitez pas à lui mettre quelques fessées si vous décelez chez elles ce type de comportement…

Pour la petite histoire, Andromaque a eu, durant son existence, trois époux. Cela dénote tout de même une certaine propension à plaire à ses prétendants et l’efficacité de la pratique dont elle porte le nom.

Défoncer ou exploser le cul d’une escorte : vocabulaire imagé usité par les amateurs du genre.

Dans le monde de l’escorting, ce qu’il ne semble pas très bien vu c’est de rechercher une fille pour la sodomiser. Il paraît cependant qu’il est agréable de rencontrer une de ces beautés, que ce soit pour un voyage d’affaires, des séminaires sur l’érotisme ou pour des discussions coquines endiablées.

En effet, certaines spécialistes de la sexualité féminine, les compagnes libertines pour ne pas les nommer, ressentiraient des difficultés à s’habituer à cette préférence sexuelle sans stimulation préalable de la zone érogène concernée. Les femmes ressentiraient donc un besoin important de préliminaires soignés avant de passer à toutes formes de pénétrations, qu’elles soient buccales, anales ou vaginales.

En plus, il apparaît comme difficile, pouvoir jouir pleinement de cette pulsion du fait que la copulation anale passive est signe d’une prétendue faiblesse masochiste. Mieux, il semblerait que la sodomie puisse être douloureuse si elle n’est pas soigneusement accompagnée de l’application d’un gel lubrifiant intime à base d’eau, cela afin de compenser les sécheresses anales. Aussi, il est désormais déconseillé d’utiliser la vaseline ou la salive, cela dans un souci de confort et propreté. Bien que la sodomie soit considérée par certaines personnes sarcastiques comme la plus efficace méthode contraceptive, il semblerait que le succès de cette pratique sexuelle soit surtout dû au fait qu’elle vient abolir là un interdit. En effet, que ce soit sur le plan religieux ou moral, la sodomisation semble encore tabou aujourd’hui, contrairement au temps jadis des pédérastes citoyens à part entière en Terre Grecque antique. Il n’est donc pas étonnant de remarquer ces nombreux hommes qui pensent naïvement qu’une escort-girl serait bien plus mandatée à réceptionner l’enculage qu’un autre être humain. Certains témoignages libertins se rejoignent pourtant vers l’idée qu’en faisant preuve d’un peu de délicatesse ainsi que beaucoup de concentration, il serait possible de defoncer le cul d’une escort avec un godemichet. En plus, les jouets sexuels semblent tout de même offrir quelques commodités, comme le fait de ne pas avoir à pratiquer un lavement hygiénique préalable à la glorieuse pénétration anale.
Il arrive également le constat suivant : certaines personnes coquines s’écartent de la fesse, pour ne pas citer le cul, afin de s’orienter vers son contenu. Certaines escortes pourraient alors être séduites à l’idée de proposer leurs caviars accompagnés d’une douche dorée.

Une autre expérience sensuelle répandue consiste à inverser les rôles sensément attribués pour une sodomie. En effet, il semblerait que les hommes ayant la capacité à se faire soi-même sodomiser par une call-girl dominatrice seraient, par la suite, plus enclins à lui rendre la pareille. A ce propos, une étude américaine est même allée jusqu’à prétendre que la sodomie passive tente deux fois plus les hommes que les femmes (11% contre 5%). La fusion érotique apparaît, il serait alors possible d’effleurer un fantasme inavouable : défoncer le cul d’une escort-girl.

Pour conclure, il est difficile de juger convenablement les nombreux sexothérapeutes qui considèrent que la sodomie pratiquée par un hétérosexuel est une pulsion homosexuelle refoulée. Il semble plus judicieux de se concentrer sur le plaisir procuré par cette succulente pratique sexuelle.

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