Les amours dans le cinéma

Comment l’homme projette ses amours dans le cinéma ?

Depuis des siècles, le pouvoir guide le peuple et les considérations sentimentales n’échappent pas à cette formalisation parfois louable. Les écrivains, peintres et sculpteurs ont sans cesse tenté d’illustrer l’amour dans leurs chefs-d’œuvre tout en respectant les instructions religieuses. Aujourd’hui, le déisme a perdu du terrain et le cinéma est survenu. La réalité n’a plus l’exclusivité. On peut désormais la rejouer, la remodeler, l’enregistrer et donc la métamorphoser. Nous allons donc voir comment l’homme projette ses amours dans le cinéma.

Nous n’avons pas fait mieux que « Titanic », incontrôlable blockbuster dépeignant l’histoire d’un immigré irlandais qui tombe follement amoureux d’une jeune bourgeoise américaine. La femme en position de force, du moins socialement parlant, peut laisser libre cours à son imagination ainsi qu’à sa passion amoureuse dans ses amours. L’attraction devient alors bien plus forte, désintéressée et sublimée par la rencontre fortuite et transgressive.

Dans « Autant en emporte le vent », c’est la performance de Clark Gable qui permet d’illustrer la classe éternelle du dandy nordiste. Il peut même être ici et au passage ajouter que ce dernier « crève l’écran ». Pas réellement séducteur mais plutôt charmeur, il court après sa dulcinée durant tout le film en combinant une sincérité aussi bien touchante qu’inoubliable. Malgré son indépendance d’esprit, il tombe sous le charme de son héroïne capricieuse et frivole. Ce film n’est donc autre qu’une véritable ode a la sentimentalité masculine associée à un charisme impressionnant de l’homme à la moustache.

Nous pouvons, dans un autre univers, évoquer « Orgueil et Préjugés », roman qui ressasse les relations amoureuses dans l’Angleterre du début du dix-neuvième siècle et où les rencontres sont bridées par les arrangements tant familiaux qu’intéressés.

Aussi, le film d’amour le plus reconnu est sans aucun doute « Out of Africa », ou Meryl Streep est plus que sublime dans le rôle d’une danoise tombant éperdument amoureuse d’un chasseur de fauves au Kenya, ce dernier étant aussi intrépide et bestial que les créatures qu’il poursuit passionnément. Ce chef-d’œuvre du septième art s’exhibe encore par ses magnifiques images de l’Afrique sauvage. Ce film ne vieillit donc toujours pas du haut de ses sept oscars dont celui du meilleur film, belle illustration des amours dans le cinema..

Enfin et de nouveau dans un registre différent, nous trouvons « Amour », qui conte la sentimentalité durant le grand âge par le biais de deux octogénaires épris l’un l’autre qui s’accompagnent mutuellement dans une épreuve de vie où l’amour doit combattre la maladie. La palme d’or à Cannes est d’ailleurs logiquement venue récompenser ce scénario audacieux.

Concernant l’homosexualité, « Le Secret de Brokeback Mountain » tient la corde en contant les retrouvailles de deux hommes dans les contrées du Wyoming. Ce film est venu bousculé l’opinion publique américaine souvent conservatrice, ce qui le rend ainsi d’autant plus notable.
Les amours dans le cinéma
Nous allons finalement conclure sur un film français qui n’est autre que « La vie d’Adèle », film qui narre la souffrance d’un couple de lesbiennes dans la France d’aujourd’hui. Les tentatives de « normalité », la psychologie féminine et la souffrance d’une femme amoureuse envers l’une de ses semblables sont des sujets si rarement abordés qu’ils apportent piment et intérêt à ce film osé.